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Discours et déclarations

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Notes de discours pour
l'honorable David Anderson
membre du Conseil privé et député,
Président du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'Environnement,
Ministre de l'Environnement du Canada

à la session plénière du Sommet mondial sur le développement durable

Johannesburg
le 29 août 2002

Seule la version prononcée fait foi

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les délégués

Au nom du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, je suis heureux de partager avec vous la vision du PNUE en cette session plénière. Le temps dont nous disposons étant limité, je vais me concentrer sur les points essentiels.

Nous célébrons cette année le trentième anniversaire de la création du PNUE. Trente années se sont écoulées depuis que les Nations Unies ont reconnu l'importance d'un environnement sain pour la paix, la prospérité et la qualité de la vie dans le monde.

Depuis, le PNUE s'est fait le porte-parole de la science pour la qualité de notre air, de notre eau, de notre terre et de tout ce qui en dépend. La voix du PNUE résonne à travers son rapport GEO3 sur l'avenir de l'environnement mondial. Cette voix exprime les progrès importants réalisés à ce jour et articule les défis fondamentaux qui se posent si nous tenons à assurer à notre planète un avenir prospère.

Le PNUE s'est développé considérablement depuis sa création, tout comme s'est développée notre compréhension de l'environnement et du développement durable. Au-delà de ses activités qui ont donné jour à une panoplie de conventions et d'accords, le travail du Programme est devenu plus précis et son approche des problèmes plus intégrée. Le Programme est ainsi devenu un meilleur instrument de soutien aux activités environnementales aux niveaux national et régional.

Par-dessus tout, probablement, le PNUE est devenu un partenaire à part entière dans la collaboration internationale pour le développement durable. Par exemple, le PNUE collabore avec l'OMS et l'UNICEF à mettre à jour un programme commun autour de la santé et de l'environnement, programme qui met l'accent sur nos citoyens les plus vulnérables, les enfants.

Cet engagement envers la collaboration s'étend au-delà de nos partenaires dans le système onusien. Le PNUE est fier de sa contribution au processus à travers lequel les dirigeants africains ont développé le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique. Le NPDA reconnaît de manière explicite l'importance de la protection environnementale pour le développement à long terme. En outre, le PNUE collabore avec des dirigeants et des innovateurs dans le secteur privé qui sont conscients de leur part de responsabilité dans l'action pour le développement durable.

Le PNUE apporte également à cette conférence les points de vue et les aspirations de ses partenaires de la société civile. Nous avons donné notre soutien à toute action visant à encourager les groupements d'enfants ou de jeunes, par exemple, à définir et articuler ensemble leurs visions pour aujourd'hui et pour l'avenir. Ils sont venus ici à Johannesburg pour exprimer leurs opinions aux délégués, aux gouvernements et à la population mondiale.

Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement est fermement résolu à jouer son rôle pleinement dans la formulation et l'application des décisions qui seront prises ici, au fur et à mesure que la communauté internationale répond au besoin impérieux de bâtir un système de gouvernance plus fort pour traiter les problèmes de l'environnement.

Au cours des deux dernières années, le PNUE a donné son soutien à un processus destiné à évaluer l'état de la gouvernance environnementale internationale durant ce Sommet. Aux dirigeants de ce monde, nous disons penser que l'état de gouvernance actuel ne suffit pas et qu'il doit être remplacé par une structure solide qui serait capable d'évoluer.

Permettez-moi de souligner brièvement les éléments des recommandations faites par le groupe ministériel intergouvernemental et que le Conseil d'administration du PNUE a adopté par consensus en février de cette année.

  • Premièrement, les États membres devraient participer de manière universelle au Conseil d'administration du PNUE.
  • Deuxièmement, il est nécessaire qu'une échelle indicatrice des contributions volontaires soit établie pour le Fonds de l'environnement du PNUE et qui permettrait d'établir un budget biennal.

Dans cette même ligne de pensée, je suis heureux de souligner que ce matin-même, j'ai annoncé que le Canada augmente de plus de deux fois sa contribution au Fonds pour l'environnement du PNUE.

  • Troisièmement, il faudrait établir les étapes visant à améliorer l'efficacité des MEA.
  • Quatrièmement, une plus grande attention devrait être portée au développement du renforcement des capacités et au transfert des technologies afin de soutenir le travail régional et sous-régional, de même qu'est nécessaire une collaboration plus soutenue entre le PNUE et le Fonds mondial pour l'environnement.
  • Cinquièmement, le groupe de gestion environnemental inter-organismes des Nations Unies devrait être renforcé, dans le cadre de son mandat actuel.

Certains pensent que, à plus longue échéance, il nous faudra relever la position du PNUE au sein du système onusien. Plusieurs démarches ont été suggérées. Ce débat sur les structures va sans doute continuer, mais il ne doit pas nous empêcher d'agir pour obtenir des résultats. Ceci ne doit pas nous empêcher de nous assurer que l'environnement et le développement durable fassent partie intégrante des dossiers planétaires à traiter.

Nous devons passer rapidement au stade de la mise en œuvre des recommandations que j'ai présentées. Nous pourrons ensuite ajouter au processus de relance du PNUE de ces dernières années et bâtir sur les sérieux échanges relatifs au processus de gouvernance environnementale internationale.

Il est évident qu'on n'arrivera à ce résultat que si les gouvernements jouent leur rôle, comme ils le font actuellement, et fournissent les ressources nécessaires au succès du PNUE. Comme le Canada l'a fait ce matin, l'Italie, la France, les Pays-Bas et d'autres pays ont augmenté leurs appuis financiers au Fonds pour l'environnement du PNUE. Tout aussi important est le nombre croissant de pays en développement (et plusieurs pays les moins développés parmi eux), qui contribuent pour la première fois au Fonds de l'environnement. Dans l'ensemble donc, on perçoit une confiance et un sens d'appartenance renouvelés dans le PNUE et dans notre engagement collectif au programme mondial de protection de l'environnement.

On comprend de plus en plus qu'une meilleure gouvernance, sans être l'objet de manchettes à couper le souffle, revêt une importance capitale pour nos plans d'action. Une gouvernance efficace sera de nature à favoriser la réalisation de nos objectifs environnementaux et à entraîner d'autres effets bénéfiques sur les économies, les sociétés, et la santé des populations. La gouvernance efficace contribuera à améliorer la qualité de vie des populations dans le monde de façon durable, ce que le Sommet mondial sur le développement durable vise effectivement à réaliser.

Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement est déterminé à jouer un rôle dans la mise en application des décisions d'agir qui émaneront du Sommet mondial sur le développement durable. En ce qui nous concerne, le Conseil d'administration du PNUE attend les résultats de la décision politique, du plan d'action et des nouveaux partenariats de type II. Nous comptons bien en faire usage pour définir nos priorités et établir nos partenariats lorsqu'on se réunira à Nairobi au début de l'année 2003.

Je vous remercie de votre attention.


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